Et non mon petit blog, ton heure n'a malheureusement pas encore sonné donc tu vas pouvoir servir à quelque chose en ce jour de grâce.
Peu ou relativement peu de personnes liront cet article en entier (c'est complètement démagogue de dire ça mais bon c'est la vérité je pense..) mais je m'accorde quand même une petite "extravertion" car j'en ressens le besoin depuis quelques temps maintenant.
Alors pour commencer bref et utile, sachez qu'en ce moment je ne suis plus vraiment le "jérémy" que vous connaissez et que je crois connaître. Et là vous vous demandez : "Han mais à qui, à quoi la faute ?? Je vous répondrais simplement que j'éprouve des sentiments forts, plus ou moins indépendants les uns des autres tout en étant cependant en compétition dans mon esprit afin d'occuper le premier rang de mes priorités (quelles sont-elles d'ailleurs ?). Bon ok c'est pas simple du tout ; alors je vais essayer d'être plus explicite. Ces sentiments forts ne vous sont pas en fait aussi inconnus que vous pourriez le croire : l'incertitude, la colère, la tristesse, quelques soupçons de joie et d'ivresse, la jalousie, la déception et surtout l'amour ou tout du moins l'ombre de son spectre...ça s'éclaire n'est-ce pas ? En fait j'ai toujours été de nature sensible et songeur et je ne l'ai jamais renié jusqu'à cette année. Etape difficile que de se lancer dans la vraie vie alors que Proust disait que la "vraie vie" se déroule à l'intérieur de nous. Entièrement paradoxal et antithétique pour moi. Perdu, exilé dans les catacombes nauséabonds de mes sentiments passés ou même prisonnier de mes pensées, je l'ai été. Mais que faire quand les proportions ne semblent plus exister et s'effacent devant la fulgurance des émotions comme la marée recouvrant des inscriptions innocentes tracées sur la plage ?
A ce stade certains ou certaines vont peut-être penser que je suis dépressif ou atteint d'un autre mal similaire. Sottise ! Ces idées stéréotypées ne méritent même pas la fosse commune...
Bref, l'expression de ces sentiments a suscité de nombreuses réactions assez intenses et éprouvantes nerveusement étant donné que cela faisait un bout de temps que ma sensibilité était réprimée au point de ne presque plus s'exercer. Choc sentimental. Bouleversement émotionnel. Sentiments dysphoriques. Violence résumant la partie pour le tout. Ce n'est qu'un puzzle mais je n'ai jamais été très doué pour ce jeu fastidieux. Recoller les morceaux n'est qu'une utopie que j'espère secrètement atteindre en sachant pertinemment qu'elle restera idéal. Je suis l'incarnation du Spleen et je me complais dans les bas étages de la tour du Bonheur, édifice vétuste qui aurait dû s'écrouler depuis quelques années déjà. Tout se mélange mais aucun résultat probant ; c'est comme une expérience de chimie ratée dans laquelle on aurait placé de nombreux espoirs et consacré un temps et une énergie inestimables. Eprouver des sentiments serait-il le plus grand Mal que la nature ait créée ?
Mon climat interne est aussi malsain que le milieu dans lequel j'évolue actuellement ; mes tendances cyclothymiques se confirment et me font agir de la mauvaise façon avec les mauvaises personnes. J'ai l'impression de ne pas être en phase avec les gens qui m'entourent ; malfaisant décalage horaire. J'ai peur de décevoir et d'être déçu mais personne ne peut rester dans l'immobilisme durablement sans subir les lois de l'intolérable exaspération, et j'obéis à cette règle comme un vulgaire humain que je suis.
D'autre part_et je ne tiens pas à m'étendre sur ces sujets pas très palpitants pour vous_mes résultats scolaires sont médiocres ce trimestre, des amis que j'estiment sincèrement beaucoup risquent de ne plus être là l'année prochaine (si je passe en seconde année..) et ça me détruit petit à petit au même titre que les désaccords avec mes chers parents vont croissant.
Enfin, je tiens à remercier tous ceux qui auront eu le courage d'être arrivés jusqu'ici et d'avoir accordé un peu de temps_denrée très précieuse de nos jours_à la lecture de l'expression de mon ressenti.
Pour clôturer cet article et, par la même occasion, mettre les points sur les I, je n'ai aucunement besoin de votre compassion (ou autres sentiments de la même lignée) ; en effet pour reprendre une célèbre formule de notre si regretté C.B : "c'est moi seul qu'il faut blâmer ! "
Jérémy